L’affaire des produits surgelés de bœuf fourrés au cheval a fait la une dans toute l'Europe. Mais c’est plutôt une bénédiction puisqu’on est informé de quelques trucs et astuces que l’industrie alimentaire dissimulait aux consommateurs. Et cela sans risque aucun puisque les lasagnes et autres cannellonis en cause sont sans danger pour la santé. Mais on sait à présent que le contenu des emballages de beaucoup de plats préparés ne correspond pas aux indications des étiquettes.
L’honorable firme suédoise qui jouissait de l’estime générale commande ses produits surgelés à un sous-traitant qui les fait fabriquer par une société luxembourgeoise qui s’approvisionne en viande à une société française qui elle-même se fournit auprès d’un trader chypriote qui à son tour passe commande à un autre trader hollandais qui achète ses produits carnés en Roumanie. Et tout ce circuit dont on ne connaît, semble-t-il, qu’une partie est mis sur pied pour obtenir un prix final plus avantageux.
Ainsi, le paradoxe serait que plus les intermédiaires sont nombreux, plus la viande est bon marché.
La firme suédoise surveille et contrôle la qualité de ses produits quant à la chaîne du froid, à leur innocuité bactérienne, à la conformité des ingrédients, mais elle ne vérifiait pas la composition des viandes. Elle ne savait pas que le bœuf pouvait avoir été mélangé à du cheval, du mouton, du porc ou même du chat, du chien ou du rat. Les Suédois n’ont pas imaginé que ce qu’ils recevaient étiqueté comme viande de bœuf pouvait ne pas être du bœuf.
Les Anglais auraient découvert la fraude. Les plats surgelés garantis pur bœuf seraient du bœuf au cheval. La fraude porterait sur le prix de la viande de cheval meilleure marché que la viande de bœuf. Mais les Anglais considèrent le cheval comme un animal de compagnie dont la noblesse ne le cède à aucun autre animal. Le cheval ne saurait être mangé par un Anglais civilisé. Les manchettes des tabloïds ont fait chorus et désigné les responsables de ce scandale : les Français.
C'est oublier que, depuis l'aube des temps et jusqu'au milieu du XXe siècle, les Anglais, comme tous les autres peuples de la terre, mangeaient les chevaux. En effet, avant la production en grande série du moteur à explosion, la traction hippomobile était sans rivale. Le cheval régnait sur le transport, sur les travaux de la ferme, dans les armées et partout où il pouvait se substituer à l'effort humain. Les chevaux étaient partout et se comptaient par millions. Que devenaient ces nobles animaux lorsqu'ils arrivaient à l'âge de la retraite alors que la pauvreté était endémique ? Ils étaient évidemment mangés surtout par les Anglais puisque ces derniers comptaient nombre de démunis et de clochards.
L'arrogance et l'hypocrisie des Britanniques sont mal placées puisqu'ils ont infecté le monde entier avec le prion de la vache folle.
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