Les autorités du pays s'inquiètent du sort des quelques jeunes islamistes partis combattre en Syrie dans le camp dont on nous répète qu'il est celui des bons, bien qu'il soit infesté de djihadistes. On insiste sur les dangers encourus par ces jeunes gens subjugués par des gourous et envoyés guerroyer dans un conflit meurtrier, dans cette guerre civile aux victimes maintenant innombrables et qui se multiplient de jour en jour. Les ministres tremblent pour eux ; ils se solidarisent avec leurs familles et leurs proches. On redoute le pire pour ces jeunes idéalistes embarqués peut-être dans une aventure sans retour.
Mais, en examinant de plus près le discours officiel, on comprend qu'il ne prend en compte ni la cruauté de cette guerre lointaine ni ses victimes. Le gouvernement est d'abord préoccupé par le retour au pays des jeunes combattants qui pourraient être tentés de continuer ici le djihad qu'ils ont commencé là-bas.
Il ne s'agit donc pas de s'émouvoir du malheur de ces jeunes gens ni de comprendre leurs difficultés ni de leur donner quelqu'espoir, mais de s'alarmer égoïstement pour soi-même.
.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire