lundi 14 mars 2011

A Juprelle, un détenu se voit offrir une indemnité de 75 euros par jour par le tribunal du travail. Il s'agit, à l'estime du tribunal, de pourvoir au confort élémentaire du prisonnier de manière à ce qu'il puisse jouir, lui aussi, des bienfaits de la société de consommation.

Avec leur argent de poche, les prisonniers peuvent se payer des cigarettes, des boissons, la télévision et autres gâteries. La commune de Juprelle, sur laquelle se trouve la prison, est condamnée à payer le pécule du condamné sans qu'elle ait jamais commis la moindre infraction. Les malheureux contribuables seront appelés à verser leur obole pour adoucir la détention des assassins.

On redoute à présent que, instruit par l'expérience couronnée de succès de leur collègue, l'ensemble des quelques centaines de détenus de la prison suivent cet exemple édifiant et obtiennent de la justice la même faveur. L'heureux bénéficiaire ne l'espérait même pas lorsqu'il a tenté le coup. Mais qui ne risque rien n'a rien. Et il a gagné.

Les voies de la justice n'ont jamais été aussi impénétrables. Le pouvoir des juges les a rendus fous.

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