lundi 12 mars 2018

L'ethnologie

À la suite de Linné, de Buffon et des encyclopédistes qui ont commencé à classifier minéraux, plantes et animaux, les naturalistes des XIXe et XXe siècles ont poursuivi l'inventaire de la nature et examiné des millions d'espèces de toutes sortes non sans s'intéresser particulièrement au genre humain. Habitués à tout ranger en catégories et familles selon un ensemble de critères déterminés pour les animaux tels que chevaux ou chiens, ils avaient aussi entrepris le même travail sur l'espèce humaine.

Alors que l'on compte des chevaux de labour et de selle, des chiens de chasse et de garde, il devait exister des êtres humains de diverses catégories qu'il convenait de répertorier et de classifier. Jusqu'à une période récente, on apprenait à l'école que plusieurs races se rencontrent : les blancs, les jaunes, les noirs, et parfois les rouges. Jusque dans les années cinquante, des missions étaient envoyées dans l'Empire français pour répertorier les races indigènes. Armés d'un mètre ruban et d'un pied à coulisse, les experts mesuraient les membres, les faces, les crânes, les oreilles et les nez des sujets qu'ils examinaient. Ils déterminaient ainsi leurs caractères physiques mais aussi intellectuels. Les publications savantes de l'époque insistent sur les traits primitifs des populations africaines qui ne sauraient se comparer aux qualités reconnues des Européens car on est toujours prêt à s'extasier sur son propre nombril.

Mais, au fur et à mesure que la vérité se faisait jour quant à la conduite de l’Allemagne nationale-socialiste pendant la guerre, que l'on connaissait mieux la perversion qui peu à peu conduit de la philosophie à l'abjection, le monde commençait à avoir honte de soi-même. Armés d'un mètre ruban et d'un pied à coulisse, on voyait sur les images filmées les experts allemands mesurer les membres, les faces, les crânes, les oreilles et les nez des sujets qu'ils examinaient avant de les envoyer vers l'extermination. Les mêmes gestes et le même discours en Afrique et en Allemagne pouvaient-ils avoir des significations aussi différentes ?

Une science ne pouvait cautionner des errements criminels. Il fallait revoir les théories, corriger les livres, redresser les mentalités, amender les programmes de recherche, réformer les universités. En hâte, les politiques s'empressèrent de mettre à bas quelques lustres et quelques décennies d'études et ils contraignirent l'ethnologie à se mouler dans une éthique nouvelle et à n'en point sortir même en pensée dès lors qu'on aurait pu la deviner. La sévérité était à la mesure d'une émotion plus forte que toute autre considération.

Ainsi, on ne saurait parler d'une supériorité d'un groupe ethnique sur un autre. Tous les êtres humains ont les mêmes potentialités et il serait abusif de prétendre que certains possèderaient des caractères qui les rendraient meilleurs ou moins bons dans l'une ou l'autre discipline physique ou intellectuelle. Voilà qui est réconfortant pour bon nombre de personnes qui se croyaient sous douées à la vue des athlètes noirs américains qui gagnent toutes les courses de sprint ou d'autres coureurs presque aussi basanés mais originaires d'Ethiopie et du Kenya qui galopent comme des antilopes et raflent toutes les médailles dans les courses de fond. On mentionnera aussi d'autres personnes qui leur ressemblent beaucoup et qui ont apporté à la civilisation la musique de jazz dont on ne peut plus se passer. Les scientifiques et les politiciens, main dans la main et caquetant à l'unisson, nous assurent qu'il s'agit là d'une manifestation du hasard qui favorise ou pénalise l'un puis l'autre et parfois un groupe plus ou moins important sans que l'on puisse invoquer l'influence de facteurs génétiques ou ethniques. La morale est sauve ce qui est l'essentiel surtout si l'on se maintient la tête dans le sable.

Quelques philosophes achevèrent de réglementer les pensées en publiant de gros livres illisibles mais très savants qui enlevaient tout doute quant à la vanité de vouloir évaluer les différences ethniques autrement qu'en spécificités culturelles. Les articles de journaux et d'autres livres prirent le relais et un conformisme soupçonneux, un consensus vigilant s'installa durablement et semble-t-il définitivement. Faut-il s'en plaindre ?

Mais l'ethnologie sinistrée avait perdu jusqu'à sa définition. Sans avoir jamais été une science, elle n'était plus qu'un mot qu'on n'utilisait qu'avec précaution.

Elle allait cependant renaître d'une manière tout à fait inattendue, non pas en tant que discipline scientifique mais comme courant littéraire et poétique.

Dépouillé de ses valeurs, semblant déshérité et comme chassé du temple, l'ethnologue n'a pas disparu pour autant dans les sept cercles de l'enfer. Surveillé de toutes parts, il n'a jamais cessé de parcourir terres et mers, depuis les déserts glacés ou torrides jusqu'au forêts inviolées  il a observé hommes et bêtes sous tous les climats, étudié leurs conditions d'existence, leurs mœurs, leurs instincts ; il a vécu au milieu de peuples inconnus, découvert leurs religions, examiné leurs industries, analysé leurs coutumes ; il ne s'est arrêté que pour écrire. Les carnets de notes remplis de griffonnages encore vivants, les malles pleines de la mémoire des multitudes, sans doute ébloui par les prodiges de la diversité et des beautés du monde, alors il a déposé son paquetage pour libérer le trop plein de sa sensibilité dans des pages parmi les plus achevées et les plus inspirées de notre temps, comme "Race et Histoire" de Claude Lévi-Strauss. Asservi à sa chaîne morale comme naguères les poètes l'étaient à la rime, il a non seulement rajeuni une discipline regardée comme sulfureuse mais il a surtout élevé l'art d'écrire au niveau des plus grands.

lundi 5 mars 2018

Le  prolétaire  et  la  révolution

Depuis le XIXe siècle, le prolétaire est défini comme l'ouvrier de l'industrie qui n'a pour toute fortune que la force de ses bras.

N'ayant rien à perdre, le prolétaire est disponible pour la révolution.

On opposait souvent le prolétaire à l'ouvrier agricole qui n'a pas développé les mêmes qualités de solidarité et de sacrifice. L'ouvrier agricole serait égoïste et aspirerait à la possession de la terre ce qui l'écarterait de la lutte révolutionnaire.

Mais aujourd'hui, il n'y a plus de prolétaires. Et on ne parle plus guère d'ouvrier. La population est constituée de travailleurs, terme générique qui désigne aussi bien les ouvriers que les employés et même toute personne occupée non seulement dans l'industrie mais aussi dans le commerce ou ailleurs. La majorité des travailleurs sont propriétaires de leur habitation. Ils gèrent leurs économies et passent leurs vacances dans des pays lointains et ensoleillés. Ils ne sont plus disponibles pour la révolution. Même les moins bien lotis tiennent à leurs maigres avantages : l'une ou l'autre allocation.

Comme presque plus personne n'est résolu à prendre les armes pour monter à l'assaut du Palais d'Hiver ou de tout autre symbole ou forteresse capitaliste, la révolution doit prendre d'autres formes.

Les anarchistes n'ont jamais regardé les prolétaires comme les seuls porte-glaives de la révolution. Ce sont les marxistes qui, il y a 150 ans, après avoir divisé la société en classes antagonistes, ont décrété que la mission historique des damnés de la terre était de renverser le capitalisme et d'instaurer le socialisme.

À présent que le temps et les épreuves ont érodé les certitudes trop carrées, que le socialisme autoritaire s'est écroulé sous le poids de sa propre doctrine, plus que jamais, l'anarchie reste la seule alternative au capitalisme.

L'appel des anarchistes à la solidarité, à l'égalité et à la liberté s'adresse à tous, à tous ceux qui partagent le même idéal, indépendamment de leur situation, de leur éducation, de leur condition sociale. L'insurrection contre les oppresseurs et les profiteurs n'est pas le propre du prolétariat. Il est de tous les temps et de tous les milieux. Mais sans qu'elle soit une exclusivité des anarchistes, la révolution reste au cœur de leur combat.

En attendant le réveil des consciences, la flamme doit être entretenue par une guérilla de tous les instants. Chacun à son niveau, par l'exemple, par des actes en groupes ou isolés, par la désobéissance civile, en participant aux manifestations et aux autres initiatives contestataires, en résistant aux sirènes capitalistes, en se révoltant contre les abus du système représentatif, en inventant de nouvelles formes de lutte, pas à pas le refus de la société hiérarchique et des inégalités avancera dans les esprits.

Toute autorité est illégitime et s'exerce toujours par la violence. Et c'est pourquoi elle doit être détruite par tous les moyens et d'abord par la révolution anarchiste.

lundi 26 février 2018

Edgar Allan Poe

Depuis 1927, l'abbé Georges Lemaître est unanimement considéré comme l'inventeur du big-bang, théorie cosmogonique selon laquelle, avant le début des temps, la totalité de la matière de l'univers était concentrée en un point tellement petit qu'il méritait d'être qualifié de virtuel. L'explosion de cette chose, de ce rien, de cette espèce d'atome primitif, a créé l'univers tout entier dont les galaxies dispersées sont les restes mourants.

C'est oublier que trois-quarts de siècle auparavant, en 1848, alors que l'ensemble du monde scientifique enseignait encore que l'univers était infini et statique, qu'il existait ainsi depuis toujours, Edgar Poe élucida et retraça l'épopée du cosmos, depuis le point virtuel, l'explosion du big-bang, le poudroiement des galaxies, tout le feu d'artifice stellaire et plus encore car il avait aussi imaginé, hypothèse très moderne et actuelle, l'effondrement final de l'univers sur lui-même, le retour à l'origine infiniment minuscule et la possibilité de récidives du big-bang. Il avait même pensé à la pluralité des univers, inconnaissables, indépendants, apparaissant et disparaissant dans le néant comme font les bulles agitant une eau en train de bouillir.

Alors que les conceptions d'aujourd'hui nous présentent l'univers comme une surface sphérique en expansion, le modèle de Poe propose une violente explosion à l'origine qui s'amortit au fur et à mesure que la matière se crée et que son énergie s'épuise. Le résultat serait une sphère de matière en expansion soumise aux lois physiques et en particulier à la gravitation. Chaque atome de matière serait attiré par ses voisins et, de proche en proche, la résultante des forces serait une droite joignant entre eux le plus grand nombre d'atomes. On voit immédiatement que cette droite passe par le centre et que, la force d'expansion allant s'affaiblissant, l'attraction d'abord faible, se renforce avec le temps et finit par l'emporter entraînant l'effondrement de l'univers tout entier sur lui-même et le retour aux conditions d'origine propices à une nouvelle explosion. Cent cinquante ans après Poe, ce schéma d'un univers pulsant est celui d'une partie parmi la plus évoluée de la communauté scientifique.

Né sous de mauvais auspices en 1809 à Boston de parents acteurs ambulants et fantasques qui disparaîtront bientôt minés par la tuberculose et la misère, Edgar Poe est recueilli par le couple Allan qui lui donne une instruction solide mais sans la tendresse ni la chaleur dont sa nature a un besoin si prenant, sans l'affection qu'il recherchera toute sa vie, qui lui échappera toujours, qui lui manquera cruellement avant de le mener à la déchéance et à la mort.

Joueur, drogué, surtout alcoolique invétéré comme la plupart des membres de sa famille, mais doué d'une intelligence brillante, de vastes connaissances en mathématiques, en science, en littérature, Poe se passionne d'abord pour la cryptographie et la résolution d'énigmes en tous genres où il excelle. Mais c'est l'écriture qui le prendra tout entier. Il rédige des contes et nouvelles, des "Histoires extraordinaires" où sa personnalité étrange s'exprime dans de subtiles descriptions de paysages lugubres, d'eaux dormantes, de lieux envoûtants qui s'harmonisent avec les sentiments complexes de ses personnages, leurs penchants morbides, le destin fatal de ses héroïnes Morella, Bérénice ou Ligeia.

En 1845, Poe publie "The Raven", l'un des poèmes parmi les plus fameux de la littérature de langue anglaise dont, à l'époque, le succès fut extraordinaire et qui reste un modèle.

On sait que, finalement, par une froide matinée d'octobre 1849, il fut retrouvé ivre mort dans le caniveau d'une rue de Baltimore. Ainsi disparut l'un des esprits les mieux formés du XIXe siècle.

Un tempérament aussi tourmenté que celui de Poe devait attirer l'attention des psychanalystes. Ils se sont précipités sur sa dépouille et ils assurent l'avoir disséqué. Certains parmi les plus renommés ont noirci nombre de pages pour décrire ses pulsions et ses névroses, depuis son enfance et son adolescence, s'arrêtant sur les péripéties et les malheurs de sa vie avant de s'attarder sur sa fin, expliquant longuement -mais vainement et combien maladroitement faut-il le dire- le mystère de cet homme d'exception rebelle au discours réducteur.

Alors que l'œuvre de Poe semblait destinée à disparaître avec lui, qu'il n'avait reçu de son vivant que critiques sarcastiques ou condescendantes de ses censeurs, et qu'après sa mort les quelques oraisons que reçu sa tombe ne furent pas plus généreuses, les "Histoires extraordinaires" tombèrent par hasard sous l'œil de Baudelaire qui s'enthousiasma à leur lecture.

Baudelaire traduisit la presque intégralité des œuvres de Poe et les soumit au public français. Son talent et la fidélité de sa traduction lui valent encore aujourd'hui la reconnaissance générale. Baudelaire fut celui qui ranima la cendre de Poe et le plaça à l'avant-plan du monde littéraire français où il n'a jamais cessé de faire bonne figure.

Mais lorsque Baudelaire traduisit "Euréka", le livre que Poe avait sous-titré "Essai sur l'univers matériel et spirituel", où il exposait sa cosmogonie et les conséquences qu'il en tirait, de nombreuses difficultés de publication se présentèrent. Outre l'originalité du propos, en contradiction avec les certitudes scientifiques de l'époque, Poe avait été encore beaucoup plus loin. Il avait d'ailleurs pris la précaution, dans l'intitulé de son livre, de revendiquer le caractère artistique de sa composition et d'écrire que "c'est simplement comme Poème que je désire que cet ouvrage soit jugé, alors que je ne serai plus".

En effet, Poe avait acquis la conviction qu'il avait percé le secret de l'univers et même celui de Dieu lui-même. Son poème mélangeait des certitudes scientifiques avec une intuition non moins géniale même si on doit la regarder comme le fruit de son esprit spéculateur mais aiguisé et formidablement inventif. Le point virtuel, affirme Poe, l'atome primordial infiniment petit à l'origine de tout est la personne même de Dieu. Le big-bang a créé l'univers et dispersé Dieu en une poussière d'étoiles. Chaque atome est parcelle de Dieu et notre conscience n'est autre qu'une infime partie de la conscience de Dieu. Au fur et à mesure que l'univers se contractera sous la force gravitationnelle, les agrégats seront de plus en plus importants et les fractions de Dieu pendront de plus en plus conscience d'elles-mêmes jusqu'à l'agglutination finale en point virtuel, jusqu'à la reconstitution de Dieu tel qu'il était, tel qu'il sera, et tel que nous serons.

Cette espèce de panthéisme corrigé par Poe avait de quoi surprendre et même rebuter. Mais on sait que les idées de Poe influencèrent Valéry et aussi Mallarmé. Il reste que le poème "Euréka", parce qu'il ne s'accordait avec aucune philosophie, resta oublié dans un coin des bibliothèques. Il y est toujours.

Mais quelle que soit l'opinion que l'on porte sur la personne de Poe, sur ses idées ou sur son œuvre, il faut lui rendre ce qui lui revient. Il est le génial inventeur du big-bang.

lundi 19 février 2018

Capitalisme d’État et capitalisme bourgeois

Après l’omnipotence divine, le césarisme des rois, la tyrannie de l’aristocratie, l’absolutisme de la république bourgeoise et la sanctification du travail, voici la sacralisation de l’État.

Depuis la conversion au réformisme des maîtres à penser du socialisme, l’État est le tabernacle où le peuple est adoré. Alors que les nantis renforcent sans cesse leur emprise sur la société, qu’ils ont colonisé l’État avec un cynisme de patron, qu’ils se repaissent des dépouilles du peuple qu’ils volent par l’impôt, les partis démocrassiques à la botte occupent le terrain, calment les exaltés, récompensent leurs dévots, punissent les impies. Le peuple s’incarne dans la personne des représentants. La liberté défigurée trône au haut des tribunes du parlement. La pommade du docteur Miracle a encore prouvé son efficacité : l’État, c’est le peuple !

Depuis cette Révélation, les entreprises sont perçues comme destinées à appartenir au peuple, à l’État. Mais ce dernier n’a d’autre ambition que d’exercer le pouvoir, d’en jouir, de le conserver. Pour cela, comme il est au sommet, tout changement ne peut qu’être une menace. La politique de l’État est donc le statu quo. L’immobilisme garantit la stabilité de son pouvoir absolu. De même de ses entreprises qui sont toujours en situation de monopole et dont il justifie l’inefficacité par le nombre et la sécurité des emplois qu’il assure. Sur cette lancée, l’État est compris comme une propriété collective et les entreprises comme des pourvoyeuses d’emplois.

L’ancien régime tenait le peuple par la religion, par l’œil de Dieu fixé sur tous les actes, par le caprice du Tout-Puissant qui punissait mais récompensait aussi. L’État veille de même sur le peuple par la Sécurité sociale, par ses entreprises et monopoles, par des allocations et autres miettes. Mais comme Dieu avant lui, il est prompt à sévir contre les mécréants qui ne peuvent qu’être des ennemis du peuple dont il est, lui, la personnification.

Cette constatation ne date pas d’aujourd’hui. On lisait déjà dans Umanità Nova du 6 août 1920 : "Pour justifier son existence et faire qu’on le supporte, l’État, organe de domination et d’oppression, doit faire quelque chose, ou faire semblant de faire quelque chose pour les dominés. Et le meilleur moyen qu’il a imaginé est de faire dépendre les intérêts des gouvernés de la permanence et de la stabilité de l’État".

À l’étroit dans le cadre des États traditionnels, les nantis ont bombé le torse et fait éclater les vieilles entravent des frontières. Ils veulent un espace vital à leur mesure et ils ont créé de toutes pièces un Super État : l’Europe du capital et du profit. Comme aucun monopole ne s’est penché sur les fonts baptismaux du nouveau-né, il convenait de lui ouvrir les mêmes possibilités que celles réservées jusqu’ici aux anciens États appelés à disparaître dans l’ombre de cette nouvelle cathédrale du peuple. En attendant la constitution des super monopoles européens dont le capitalisme prépare l’avènement, les frontières doivent s’ouvrir et les petits monopoles actuels doivent être soumis à la concurrence de leurs congénères des autres États. Les capitalistes vont se manger entre eux sous le regard indifférent des anarchistes qui n’ont rien à faire dans ce panier de crabes. On organisera le passage douloureux de l’économie subsidiée aux oligopoles des riches, mais on remarquera que, contrairement aux slogans médiatiques, la Commission européenne n’impose aucune privatisation mais seulement la logique de l’abaissement des frontières : la fin des subventions.

Menacés d’être dévorés par des prédateurs encore plus affamés qu’eux, la camarilla des politiciens monopoleurs a réagi. Les caves se sont rebiffés. Ils ont battu le rappel de leurs fidèles, accapareurs et profiteurs, et les ont lancés dans la rue. Bientôt, par monts et par vaux dans l’espace européen, de longs cortèges se sont déployés où, bras dessus bras dessous, syndicalistes et parlementaires, capitalistes d’État et autres, bureaucrates mais aussi libertaires, se sont retrouvés pour défendre les nantis, leurs représentants et l’État béatifié dans ses œuvres.

Confondus sous les mêmes emblèmes, sous la même idéologie, anarcho-bolcheviks et anarcho-capitalistes ont défilé et agité leurs drapeaux rouges sous l’œil approbateur des parlementaires. Un État plus puissant –et donc plus policier– garantit la liberté du peuple, assurent ces libertaires emmenés par leurs gourous. Ces derniers, marxistes jusqu’au fond des baskets, ces curés du nouveau culte, plus imprécateurs que prédicateurs, ces barbouzes honteux qui fleurissent et se fanent comme genêts au printemps ont en commun la soif du pouvoir dont une gouttelette les sortirait enfin du caniveau où croupit leur ambition. Du haut de leur trahison, ils pourraient alors regarder la foule de moins bas, avoir peut-être leur nom dans le journal, être même au premier rang pour la photo : satisfactions misérables, deniers de Judas. Capitalisme d’État et capitalisme bourgeois, où est la différence ? C’est bonnet blanc et blanc bonnet, comme le répétait à tous propos l’un des leurs en d’autres temps.

Mais faut-il le rappeler encore ? Pour les anarchistes révolutionnaires, anticapitalistes et antiautoritaires, les monopoles d’État et les entreprises doivent être socialisés dans des mutuelles autogérées.

lundi 12 février 2018

Anarchistes  vs  libertaires

La thèse des politiciens est bien connue : le monde est dominé par les multinationales qui empiètent sur les prérogatives des États et diminuent leur puissance. Pour le bonheur de l'humanité, il convient donc de rogner les ailes de ces vilains corbeaux et d'accroître les pouvoirs des États et des politiciens. Ainsi, sans multinationale mais avec un gros État fort et omnipotent, le peuple sera heureux.

On se rappellera toutefois qu'un État dispose de pouvoirs qu'aucune multinationale ne rêve même d'exercer. Un État décide, contrôle et contraint ; il se maintient par sa police ; il punit par amende, prison, travail forcé, peine de mort qu'il abolit ou rétablit à son gré ; il asservit les plus pauvres qu'il dépouille par l'impôt ; il est l'émanation des nantis dont il sert les intérêts ; il fait la guerre à ses voisins avec le sang du peuple ; il est enfin la béquille qui soutient les multinationales qu'il dénonce avec hypocrisie et qui, sans lui, ses faveurs, son assistance et ses pouvoirs de coercition, s'effondreraient sans rémission.

Ce que veut l'État, c'est toujours plus. Aujourd'hui, au nom de la lutte contre le terrorisme et le contrôle des multinationales, alors que le terrorisme est l'essence même de son gouvernement et qu'il est le premier capitaliste accapareur de richesses, il vise à s'insinuer plus encore dans l'intimité privée et la vie publique pour mieux les régenter, mieux museler les révoltés et accroître sa part du gâteau économique.

La différence d'échelle est flagrante. La plus grande multinationale du monde occupe moins de six cent mille personnes tandis qu'un État aussi petit que la Belgique par exemple, tellement minuscule qu'il apparaît à peine sur la sphère terrestre, dispose d'une armée de près d'un million de fonctionnaires dévoués. La France en a cinq millions et les États-Unis plusieurs dizaines de millions. Les multinationales ne sont que des tentacules qui projettent la puissance de leur État hors de ses frontières.

Le discours des politiciens a cependant réussi à jeter le trouble dans la société et même dans les rangs des anarchistes désormais divisés en libertaires rouges et anarchistes noirs. Les Rouges sont réformistes et clouent les multinationales au pilori. Ils militent aux côtés des marxistes pour donner à l'État les moyens d'asseoir son hégémonie au sommet de la société de classes. Les Noirs restent ce qu'ils ont toujours été : des révolutionnaires combattant pour l'égalité de liberté en solidarité avec les opprimés, pour l'anéantissement de tous les pouvoirs, de tous les États, et l'avènement d'une société sans hiérarchie.

L'histoire avait déjà cuisiné un brouet similaire tout aussi indigeste.

Au plus fort de la Grande Guerre, en 1916, alors que la victoire hésitait mais semblait pencher du côté de l'Allemagne, Pierre Kropotkine et quinze anarchistes incontestables, lançaient un appel en faveur de la France, pays de la Révolution et des droits de l'Homme, et appelaient à l'écrasement de l'Allemagne féodale et impérialiste.

Non, dit Malatesta suivi par la grande masse des anarchistes, nous sommes antimilitaristes et internationalistes. Les anarchistes ne font pas la guerre. Ils font la révolution. Les peuples s'entre-tuent pour une cause qui ne les concerne pas. Ils se déchirent et s'assassinent pour assouvir une rivalité entre la France et l'Allemagne, pour flatter l'appétit de puissance des nantis, leurs oppresseurs. Si la France gagne la guerre, les anarchistes feront la révolution contre le gouvernement franco-français. Si l'Allemagne gagne la guerre et installe un gouvernement à Paris, les anarchistes feront la révolution contre ce gouvernement franco-germain.

Aujourd'hui, les libertaires rouges se trompent de combat. Ils ont pris parti dans une querelle qui ne les concerne pas. Les multinationales ? Combien de divisions ? aurait demandé Staline-le-Rouge. Mais ces libertaires égarés ont foi dans les missions de l'État. Ils appellent à l'écrasement des multinationales-souris et à la domination des États-mammouths. Ils auront les unes et les autres. Ils seront les jouets des unes et les esclaves des autres. Les multinationales et les États s'entendront pour leur clouer le bec.

Dans les manifestations anarchistes, les drapeaux rouges côtoient désormais les drapeaux noirs. Beaucoup d'entre eux, les plus nombreux, sont aux deux couleurs. Ils ne sont donc ni rouge ni noir. On ne sait s'il s'agit d'un carnaval ou du défilé des emblèmes d'un club sportif.

Le poison s'est infiltré partout, même dans la presse anarchiste. Ses journaux sont devenus bien pensants, réformistes dans la ligne du pouvoir. On ne compte plus les articles sur le devoir des États en matière de transport ou d'enseignement ou de subsides aux associations ou de protection des biens, sur la légalité à respecter, sur l'ordre public, sur les méchants casseurs car les libertaires new-look sont sages : ils remplissent leur devoir électoral et rentrent ponctuellement leur formulaire de recensement. Ils ont relégué la polémique au placard et l'impertinence au vestiaire. Décidément, le caviar réformiste adoucit les dents les plus dures et les plus pointues. Ce porc-épic n'était qu'un lapin. La guimauve a remplacé le poivre noir. On fait passer le pain bis avec de la confiture. Quant à la révolution et à la mission historique de l'anarchie ? nos libertaires en massepain tolèrent encore leur mention rhétorique mais le plus souvent ils s'en saisissent pour les étouffer sous un coussin.

lundi 5 février 2018

Des  anarcho-bolcheviks ?...

Après la débâcle du marxisme dont l'écroulement par faillite économique et paupérisation de la population avait été annoncé par les anarchistes il y a cent cinquante ans, la liquidation de cette religion capitaliste et autoritaire se poursuit au pas de charge.

Mais un dernier carré de fidèles n'a pas désarmé. Aigris par les mutations successives des partis communistes vers une social-démocratie de plus en plus molle, blessés et offensés dans leurs convictions les plus intimes et orphelins des grandes cathédrales dogmatiques où ils puisaient foi et réconfort, ces rescapés du déluge ont entrepris une œuvre missionnaire. Depuis quelques années, ils parcourent le monde en annonçant la bonne nouvelle : Marx n'est pas mort.

Certains de ces échappés du jurassique ont investi les partis socialistes, démo-chrétiens et écolos principalement où ils ont été priés d'adapter leur rhétorique avant d'entrer. Après avoir balancé entre le cœur et la raison, ces caméléons ont changé de couleur sans beaucoup de problèmes de conscience attestant ainsi que les proclamations les plus pointues sont aussi les plus fragiles. Mais les plus acharnés d'entre eux ont choisi de squatter les associations d'exclus, d'idéalistes ou d'opprimés souvent un peu naïfs mais toujours généreux et solidaires. Et c'est ainsi que des marxistes ont débarqué dans les groupes anarchistes avec leurs œillères, leur idéologie, leur goulag et leur Stasi.

L'hospitalité et la tolérance des anarchistes leur ont souvent joué des tours pendables. Leurs groupes sont ouverts et on y rencontre le meilleur mais aussi le pire. Cette tradition d'accueil est particulièrement favorable aux entristes de tous bords et ainsi s'explique les drames à rebondissements dont ils sont le siège. Les affrontements idéologiques y sont fréquents et des rancunes souvent profondes y plongent leurs racines. L'anarchie se complaît dans le flou et reste vague quant à sa doctrine. Elle proclame la liberté, l'égalité et la solidarité et semble déjà essoufflée par cette seule affirmation au point de ne pouvoir ni définir sa philosophie ni décrire la société qui sortira de sa Révolution.

Mais un examen superficiel des convictions marxiste et anarchiste est révélateur ; il est même d'une clarté si éblouissante que beaucoup d'esprits en sont aveuglés.

Pour le marxiste stricto sensu, la vérité est simple : en attendant le nirvana toujours promis pour demain, l'État est sanctifié. Il est le siège de la volonté collective et de lui émanent bienfaits et faveurs en récompense de l'obéissance et de la soumission de tous. Il mérite tous les sacrifices et d'abord celui de la liberté d'agir et de penser. Plus les pouvoirs de l'État seront étendus et plus le bonheur du peuple sera parfait.

Pour l'anarchiste, l'État est toujours l'expression des puissants, du grand capital et des nantis. L'État maintient le peuple dans l'obéissance ; il permet l'exploitation de son travail et il réprime ses révoltes. L'État est l'ennemi à abattre et aucune démocratie, aucune justice, aucune égalité, aucun commencement de bonheur ne saurait être envisagé sans son anéantissement.

L'opposition entre le marxisme capitaliste autoritaire et l'anarchie anticapitaliste antiautoritaire est totale.

Et cependant…

À l'occasion des dernières et nombreuses manifestations nationales et transnationales, les banderoles, la propagande et les slogans marxistes ont largement investi, accaparé et encadré les groupes colorés et déterminés des jeunes protestataires. Pour les marxistes intégristes, la mondialisation est l'œuvre des seules multinationales et toute autre vision des choses doit être occultée. On ne peut ni voir ni dire que l'agitation commerciale, financière, militaire, idéologique qui secoue la planète n'est autre que la prise de pouvoir de l'État américain sur le monde. Mais les faits sont tenaces : la précarité de l'emploi, les délocalisations, les transferts de capitaux, l'exploitation des pays du sud ou la prééminence des techniques de l'information sont des valeurs américaines que les médias et les entreprises propagent dans l'opinion pour la convertir à la culture d'outre-Atlantique. Les multinationales et les États sont et restent main dans la main pour assujettir les masses. Les mêmes hommes sont aux commandes des unes et des autres. Des États forts et répressifs seront les gardiens des profits des multinationales. C'est ainsi que le capitalisme principalement américain s'installe et se renforce partout dans le monde. Et pendant ce temps-là, nos anarcho-bolcheviks appellent au renforcement des pouvoirs des États pour contrebalancer l'influence des multinationales sans comprendre que les uns ne vont pas sans les autres et qu'il n'y aurait pas de multinationales s'il n'y avait pas d'États. Mais pour le marxiste, l'État est saint. Il faut le révérer, lui, ses répressions, son capitalisme, ses guerres et ses prisons.

On connaît la sensibilité de l'opinion aux problèmes sociaux, de la santé et des retraites. Les États assurent une pension chiche aux vieux travailleurs et plantureuse aux fonctionnaires par la répartition, système injuste de contrainte qui, sous peine de banqueroute immédiate, impose à l'ensemble de la population de cotiser plus qu'elle ne recevra quand elle aura atteint l'âge de la retraite. Seul un État coercitif peut imposer de tels sacrifices sans contrepartie équitable. Lorsque la Révolution aura supprimé l'État et ses exactions, les services sociaux seront assurés par les mutuelles d'assistance autogérées, groupements typiquement anarchistes, dispositifs cohérents et réalistes, solidaires et égalitaires, organismes anticapitalistes et antiautoritaires dont les décisions seront l'expression de la volonté populaire qui se substituera aux décrets actuels des quelques profiteurs embusqués sous l'édredon étatique. Cette perspective progressiste donne des cauchemars aux marxistes fossilisés dans leur strate totalitaire et les empêche visiblement de dormir. Ils n'ont de cesse de présenter les mérites de la répartition et, sans le citer vraiment mais en l'insinuant, son corollaire obligatoire et nécessaire : l'État omnipotent, omniprésent, contraignant, répartissant, compatissant envers les riches et sévère envers les pauvres. Nos anarcho-bolcheviks appelleront à manifester pour défendre la pension par répartition et aussi, forcément et évidemment, pour promouvoir un État autoritaire et tout-puissant. À défaut d'argument pour défendre l'indéfendable, ils utiliseront en vrac l'injure et le dénigrement, la calomnie et l'invective, le mensonge et la mystification, ces sous-produits de leur dialectique.

À l'occasion des élections présidentielles françaises, les anarchistes ont pu mesurer l'influence grandissante des marxistes parmi eux et, par conséquent, l'effacement relatif de leur idéal de liberté et d'égalité. Alors que la différence entre les deux candidats restés en lice au deuxième tour ne dépassait pas l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette, alors que l'un était aussi malhonnête que l'autre, que l'un était aussi autocrate que l'autre, aussi menteur, voleur, exploiteur, profiteur ou répressif, des groupes anarchistes ont proclamé la démocratie en danger et appelé à faire barrage à l'un plutôt qu'à l'autre. Le vote anarchiste allait abattre le fascisme et, évidemment et forcément, mettre en selle son frère jumeau sous les applaudissements du peuple en liesse. Des mathématiques très modernes et rénovées étaient appelées à la rescousse pour les besoins de la démonstration. On nous assurait que, recueillant 80 % des suffrages, le candidat soutenu par les anarcho-bolcheviks serait moins bien élu qu'avec 60 %… On en reste encore baba. Mais la grande philosophie mène à tout, depuis la logique jusqu'à son contraire. L'objectif n'était évidemment pas de convaincre les anarchistes des mérites de l'un des candidats, mais de les amener à voter. Car le vote n'est pas seulement un choix, c'est aussi un geste d'adhésion, une approbation, un consentement. Ainsi, des anarchistes allaient reconnaître l'État, ses pompes et ses œuvres. D'un vote hésitant, on passerait à des prises de position plus décidées sur l'évolution de la société, sur une adaptation nécessaire aux impératifs nouveaux de la modernité, sur la hiérarchie de l'égalité et la relativité de la liberté, et enfin sur le rôle régulateur de l'État parfois démocratiquement élitiste et répressif. La réflexion forme les convictions et, après un petit pas timide dans un bureau de vote, on pourra tenter une enjambée plus hardie du côté d'un parti politique avant de faire le grand saut vers le paradis de l'État marxiste, son goulag et son knout.

Mais la leçon de l'élection présidentielle fut d'abord et uniquement donnée par le spectacle de la publicité et de la propagande des médias. L'élu fut d'abord et uniquement le candidat des médias. Le secret de la majorité stalinienne n'est nullement la peur ou l'attachement à une personne ou l'indifférence ou la sottise ou le bourrage des urnes, c'est seulement le résultat d'une campagne publicitaire unilatérale. C'est ainsi qu'à l'occasion de l'élection présidentielle, les dessous de la démocratie parlementaire ont été dévoilés. Ils ne sont pas des plus affriolants même s'ils sont tout à fait conformes aux appréhensions des anarchistes. Après cela, il faut être bien sot pour ne pas avoir tout compris de l'escroquerie électorale.

L'anarcho-bolchevik est facile à identifier. Il est parfois mais pas toujours issu du parti communiste ; il est un peu paumé et déboussolé, dégoûté et réactionnaire, nostalgique et amer. Souvent fonctionnaire du type enseignant, il est autoritaire et frustré mais loyal envers l'État qui le nourrit, l'abrite et le paie. Intellectuel et élitiste, entraîné par sa fonction à punir, il est un peu méprisant envers le populo et jaloux de ses privilèges qu'il assimile à la juste rétribution de sa supériorité. Mains blanches et œil sombre, il ne peut manquer de détonner dans le cercle égalitaire et solidaire des anarchistes. Mais, comme ces derniers répugnent à exclure, ils le subissent avec ses discours, ses fulminations, son État-poulailler, ses humeurs et ses colères. L'anarcho-bolchevik ne serait qu'ennuyeux s'il n'inclinait à monopoliser la parole, à ergoter, à chicaner et à accabler ses interlocuteurs de ses moqueries condescendantes. Lorsqu'il arrive à se faire épauler d'un congénère, l'anarcho-bolchevik, déjà naturellement dominateur, devient vite insupportable et même dangereux.

Si les adaptations successives de la doctrine par le parti communiste ne lui conviennent pas, s'il considère les actualisations et relectures scientifiques du marxisme comme des apostasies, s'il estime contrairement à l'enseignement de Marx lui-même que le dogme est intangible et valable en tout temps et en tous lieux, le marxiste déçu pourrait rejoindre l'une ou l'autre de ces nombreuses officines de déprimés communistes, socialistes, synarchiques, trotskistes ou autres qui pullulent comme des pucerons, se créent sans cesse, disparaissent aussi vite pour reparaître ailleurs avant d'éclater en schismes antagonistes plus marxistes les uns que les autres. Nul doute qu'il y trouverait à satisfaire son trop-plein d'idéal et d'amertume. Les éclats de voix ainsi que les bagarres qui s'y déroulent et dont les échos animent le voisinage prouvent en tout cas la vitalité des protagonistes et l'entraînement de l'élite à préparer le Grand Soir. Mais certains d'entre ces purs ne trouvent nulle part un public à leur niveau, assez évolué pour les comprendre, pour les applaudir et les suivre. Vagabondant de groupes en associations, cherchant sans jamais trouver, ils aboutissent finalement chez les anarchistes qu'ils tentent de pervertir et de rallier à une idéologie sans avenir dont les faits et la raison ont depuis longtemps prouvé l'inanité.

Pour limiter la pollution engendrée par ces entristes plus ou moins marxistes, dissidents ou orthodoxes, dogmatiques ou utopistes, les anarchistes devraient prendre des mesures de prophylaxie élémentaires. Un groupe anarchiste n'est pas un bazar où n'importe qui vient faire son marché en écrasant les pieds des autres chalands. Pour être accueilli, le récipiendaire devrait montrer qu'il adhère au moins à l'éthique commune. Comme les anarchistes sont ombrageux et de sensibilités très variées, des nuances pourraient s'exprimer de groupes à groupes dans le respect de l'humanisme anarchiste. On y affirmerait par exemple le principe d'égalité de liberté dont découlent l'anticapitalisme, l'antiautoritarisme et toute la philosophie anarchiste ; le refus de tout réformisme, cette collaboration contre-nature avec l'ennemi de classe ; et un appel à la Révolution perpétuelle et permanente, dirigée contre toute autorité et d'abord contre les répressions, les contraintes, les injustices et les crimes de l'État dont l'anéantissement nécessaire annoncera l'avènement d'une société sans hiérarchie, d'une société de liberté, d'égalité et de solidarité.

lundi 29 janvier 2018

Rosa Luxembourg

L'odyssée spartakiste est injustement méconnue. Parce que ses idées et son action la plaçaient en marge des thèses officielles et souvent même en opposition avec la pratique marxiste, Rosa Luxembourg a été poussée vers la coulisse et oubliée dans un recoin de l'histoire.

Issue d'une famille aisée, Rosa Luxembourg est née en 1871 à Zarnosc en Pologne sous occupation russe. Elle commence de brillantes études à Varsovie qu'elle doit interrompre précipitamment pour se réfugier en Suisse afin d'échapper aux poursuites que ses activités révolutionnaires ont entraînées. Après un doctorat en économie politique à l'université de Zurich, elle rentre en Pologne où elle s'oppose aux socialistes qui font de l'indépendance leur revendication principale alors qu'elle veut unifier les prolétaires polonais et russes pour renverser le capitalisme et l'autocratie tsariste. S'expatriant à nouveau et prenant la nationalité allemande, elle adhère au parti social-démocrate mais refuse bientôt les thèses réformistes de Berstein pour défendre le principe d'un marxisme révolutionnaire intransigeant. Elle constate avec colère l'installation du parti et des syndicats dans la société bourgeoise ; elle est déçue par l'évolution des mutuelles, des coopératives et des journaux, tous acquis à l'intégration et à la collaboration de classe, à l'acceptation du capitalisme.

En 1914, alors que les parlementaires sociaux-démocrates allemands mais aussi les socialistes des autres pays européens votent les crédits de guerre et exaltent les vertus patriotiques, elle restera farouchement internationaliste. Avec Karl Liebknecht, elle dénoncera le caractère impérialiste du conflit ce qui lui vaudra de passer la plus grande partie de la guerre en prison. En 1916, avec les dissidents socialistes allemands, elle fondera le mouvement spartakiste dont les options antimilitaristes et révolutionnaires le désigneront à la persécution.

D'abord enthousiasmée par la révolution russe de 1917, elle s'opposera rapidement à Lénine qui préfère un parti bien structuré de militants disciplinés aux improvisations de la grève de masse. De même des pratiques de Trotsky et des autres dirigeants bolcheviks dont elle dénoncera l'autoritarisme et les contraintes imposées par la bureaucratie inhumaine qu'ils ont mise en place.

Affamé par le blocus et humilié par la défaite, le peuple allemand se soulève en janvier 1919. L'insurrection spartakiste sera sauvagement réprimée par les sociaux-démocrates alors qu'ils auraient dû en prendre la tête. Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht seront arrêtés et tués à coups de crosse. Jetés dans le Landwehrkanal à Berlin, les corps seront retrouvés trois mois plus tard.


Journaliste, polémiste et écrivain de talent, Rosa Luxembourg a produit une œuvre considérable. Mais elle est surtout connue pour sa théorie de la "grève de masse".

Pour instaurer le socialisme, la controverse passionnait le landerneau socialiste où les ténors donnaient de la voix : soit le réformisme et l'action parlementaire, soit la révolution et la grève de masse proche de la grève générale chère aux anarchistes, à Fernand Pélloutier et son anarcho-syndicalisme. Rosa Luxembourg est une théoricienne et une adepte convaincue de la grève de masse qui, selon les socialistes de l'entre-deux-siècles, devait déboucher sur la révolution et le changement de société. Elle la décrit dans un style personnel et coloré : "Tantôt elle se répand comme une vaste marée sur tout l'empire, tantôt elle se fractionne en un gigantesque réseau de ruisseaux étroits ; tantôt elle jaillit du sol comme une source vive, tantôt elle se perd dans la terre. Elle est la pulsion vivante de la révolution et en même temps son plus puissant ressort…".

Son opposition au réformisme et son penchant pour l'action révolutionnaire auraient pu la rapprocher des anarchistes mais son marxisme butté l'a conduite à privilégier le rôle d'une élite intelligente destinée à exercer le pouvoir, à gouverner et émanciper une classe laborieuse ignorante. Un tel considérant l'écarte absolument de l'égalitarisme anarchiste même si elle a stigmatisé les unanimités fabriquées et les applaudissements laudateurs ratifiant les résolutions présentées aux soviets par la douzaine d'hommes ambitieux qui dirigeaient le gouvernement à Moscou. Les hasards de l'histoire et son destin tragique lui auront au moins épargné de voir son souvenir flétri par les excès que cause toujours l'exercice du pouvoir.

Conforme à la pensée de Marx et Engels, sa contribution ne sera cependant pas reconnue par les dirigeants du mouvement communiste. Lénine constatera dans une épitaphe acide : "Ce fut un aigle malgré ses erreurs". D'une éthique sévère, trop idéaliste et pas assez pragmatique pour les doctrinaires soviétiques, elle ne figure pas au Panthéon du socialisme au même niveau que les monstres sacrés ou sanglants du marxisme historique, pas plus qu'elle n'a trouvé grâce aux yeux des anarchistes antiautoritaires et égalitaires.

Critiquée et reléguée dans un rôle subalterne avant d'être finalement écartée de la scène et ensevelie dans la fosse commune des espérances socialistes, par son talent, sa sincérité et son martyre, Rosa Luxembourg aurait mérité un sort moins cruel.

lundi 22 janvier 2018

Petit conte oriental

Il était une fois, dans un pays lointain, un petit garçon aux grands yeux noirs. Il avait six ans et il travaillait douze heures par jour dans un sombre atelier très poussiéreux.

Survinrent des anarchistes qui venaient du pays de la liberté. Ils voyageaient de par le monde pour étudier les normes sociales et les systèmes d'oppression des contrées qu'ils traversaient.

Ils aperçurent le petit garçon qui travaillait. Ils s'approchèrent et lui demandèrent :

- Petit garçon aux grands yeux noirs, ne préférerais-tu pas jouer avec tes petits camarades plutôt que de travailler dans ce sombre atelier très poussiéreux ?

- Non ! Je préfère travailler ! répondit le petit garçon qui avait bien appris sa leçon.

Même si, au premier abord, les anarchistes furent un peu surpris par la réponse qu'on leur faisait, ils restèrent confiants dans leurs facultés d'analyse. Ils savaient de longue date que la dialectique élève l'esprit vers les cimes tandis que la précipitation obscurcit la pensée. Ils s'arrêtèrent donc pour réfléchir. Après quelques jours de palabre, ils triomphèrent enfin de leurs contradictions en démontrant que l'intelligence doit être subordonnée à la tolérance, que celle-ci vient du cœur tandis que celle-là suinte d'un nerf vil, que la liberté est propre à la personne et qu'elle peut prendre des formes singulières selon les tempéraments et les cultures, que le sentiment perçoit des vérités que l'esprit ne peut appréhender. En conséquence, ils décrétèrent qu'il convient toujours de respecter l'opinion de l'autre même, et surtout, quand on ne la comprend pas. Et ils louèrent la profonde sagesse de ce pays qui donnait aux petits garçons de six ans la liberté de travailler douze heures par jour dans de sombres ateliers très poussiéreux.

* * *

De retour dans le pays de la liberté, les anarchistes remarquèrent bientôt que des jeunes filles allaient à l'école la tête couverte d'un voile disgracieux.

Alors que, de tradition immémoriale, les jeunes filles en fleurs au bord de l'adolescence rivalisent de ruses pour séduire les garçons qui bourdonnent autour d'elles, qu'elles ornent leurs corps juvéniles de bracelets et de bijoux pour mieux les attirer, qu'elles habillent leur jeunesse des couleurs du printemps, les anarchistes observaient curieusement que certaines allaient sans goût, dissimulant sous un voile disgracieux ce que les autres s'ingéniaient à montrer.

Ils s'approchèrent de l'une d'entre elles et lui demandèrent :

- Jolie jeune fille, ne préférerais-tu pas aller à l'école en souriant aux garçons de ton âge dans des atours attrayants plutôt que d'aller la tête couverte de ce voile disgracieux ?

- Non ! Je préfère être une sainte-nitouche et aller à l'école la tête couverte de ce voile disgracieux ! répondit la jolie jeune fille qui avait bien appris sa leçon.

Même si, au premier abord, les anarchistes furent un peu surpris par la réponse qu'on leur faisait, ils restèrent confiants dans leurs facultés d'analyse. Ils s'arrêtèrent pour réfléchir afin de décider en connaissance de cause. Ils savaient déjà que l'intelligence doit être subordonnée à la tolérance et c'est pourquoi leur palabre ne dura que quelques heures. Ils conclurent donc rapidement que, comme le berger porte l'agneau tremblant au passage d'un ruisseau torrentueux, la tolérance assiste et fortifie l'intelligence lorsqu'elle doute devant un obstacle redoutable. Ils en déduisirent logiquement qu'il convient toujours de respecter l'opinion de l'autre même, et surtout, quand on ne la comprend pas. Et ils louèrent la profonde sagesse de leur pays qui donnait aux jeunes filles en fleurs la liberté d'être des saintes-nitouches et d'aller à l'école la tête couverte d'un voile disgracieux.

* * *

Quelques années plus tard, toutes les filles du pays de la liberté durent aller à l'école la tête couverte d'un voile disgracieux. Quant aux petits garçons, ils travaillaient tous douze heures par jour dans de sombres ateliers très poussiéreux.

De leur côté, les anarchistes ne disaient rien. Ils ne disaient plus rien depuis qu'on leur avait coupé la langue.


lundi 1 janvier 2018

Voter pour une personne est antidémocratique. C'est se choisir un maître. C'est se soumettre, c’est s’avilir. La personne choisie détiendra le pouvoir. Elle sera donc nécessairement corrompue car le pouvoir corrompt toujours.

Comme son seul but sera d'être réélu, le politicien ne se souciera pas du tout du bien commun, mais seulement de sa réélection, car le pouvoir est grisant en lui-même ; c'est une drogue qui provoque une addiction tyrannique. Le pouvoir met son détenteur au-dessus de toutes les autres personnes ; il lui procure des avantages sans nombre, des privilèges, du prestige, de la notoriété, de la considération, de la richesse. Pour être réélu, le politicien sera malhonnête ; il n'hésitera jamais à commettre une forfaiture dès lors qu'elle peut le servir ; il contraindra ses obligés et son entourage à servir ses desseins ; il ne reculera devant aucune malversation dès lors que ce moyen indigne peut lui ouvrir des portes. L'histoire récente et passée prouve tout cela. Les exemples sont légions. Il ne faut jamais voter pour une personne. C'est toujours voter contre soi-même.

Si le politicien ne pouvait pas prétendre à plusieurs mandats successifs, s’il était contraint de se retirer sans pouvoir se présenter pour une réélection, lui-même et ses affidés combattraient ce mécanisme électoral avec férocité. Pour un politicien, perdre son siège, voir se tarir la source de toutes ses joies, c’est passer de la lumière à l'obscurité, de l'abondance à l'indigence ; c’est retomber dans la médiocrité, dans l’insignifiance d’où son mandat l’avait sorti ; c’est être privé des prébendes dont il jouit sans compter, des hôtels de luxe, des appartements de fonction, des limousines avec chauffeurs, des voyages en avions privés, du cuissage, des tables dans les meilleurs restaurants, des crus les plus renommés ; c’est perdre des rémunérations injustifiées, des pensions mirifiques, des petits cadeaux, des enveloppes sous la table ; c’est ne plus figurer au premier rang sur la photo, ne plus faire les titres des journaux, ne plus passer à la télévision, ne plus participer au bal politique, ne plus être le plus beau, le plus envié, le plus admiré, le plus louangé, le plus adulé. C’est perdre son graal. Non, tout mais pas ça. Jamais.

Voter pour un projet, c'est se conduire en adulte. C'est accomplir un acte démocratique. C'est apporter son adhésion à une initiative économique ou sociale ou politique ou culturelle ou autre encore. C'est juger de son utilité, de sa pertinence, de l'avantage personnel que l'on en retirera ou de l'intérêt général qui y trouvera un supplément de solidarité ou simplement un plus grand confort, du délassement ou des agréments particuliers. Tout ceci est absent des préoccupations des politiciens dont l'horizon se limite à leur réélection. Pour conserver leur mandat, tous les moyens leur sont bons et surtout les moins généreux voire les plus sordides.

Interrogés par référendum, les français ont l'habitude d'ignorer le fond pour répondre en faveur ou contre l'auteur de la proposition. Cette particularité française enlève à la consultation populaire tout intérêt mais elle s'explique simplement. Les français sont appelés à voter régulièrement et fréquemment pour ou contre des politiciens, et presque jamais pour un projet. Les français sont conséquents et, entraînés à voter pour ou contre une personne, ils suivent leur pente lorsque, rarement, ils sont appelés à se prononcer lors d'un référendum. Selon leur habitude, ils votent pour ou contre l'auteur de la proposition. Les choses changeront lorsque des consultations populaires seront organisées régulièrement, à l'instar des votations en Suisse.

La Suisse est l'un des rares pays où la démocratie n'est pas entièrement confisquée par les politiciens. Les suisses votent régulièrement pour des personnes, mais ils sont aussi souvent appelés à se prononcer sur des projets. À la surprise générale, mais aussi à l'admiration des observateurs, les suisses font preuve d'une maturité politique exemplaire. Ce petit pays est un modèle dont tous les autres devraient s'inspirer ; ils pourraient apprécier les nombreux avantages que retire la société helvétique de son système de votation.

La société du futur devra tenir compte des leçons du passé et des possibilités qu'une saine connaissance de la démocratie peut apporter.

Comme les nombreux politiciens se distinguent principalement par leur incompétence et leur corruption, les dirigeants d'un pays doivent être peu nombreux et désignés par tirage au sort parmi la partie de la population consentante. Le tirage au sort désignerait des personnes dont les compétences seront variées et l'honnêteté peut-être parfois sujette à caution. Mais, l'un dans l'autre, les gouvernements désignés de cette façon, non seulement ne pourraient pas être pires que ceux issus des élections ordinaires, mais à coup sûr, ils seraient forcément meilleurs. Après avoir accompli un mandat, les politiciens retourneraient à la vie civile sans possibilité de retrouver jamais une nouvelle fonction officielle.

Parallèlement, tous les actes du gouvernement seraient soumis à l'aval du peuple. L’Internet pourrait servir d’interface. Les projets pourraient procéder des gestionnaires ou du peuple lui-même. Le gouvernement serait seulement chargé de mettre les projets en œuvre et de réaliser les volontés du peuple exprimées par des votes. Ceux-ci approuveraient ou sanctionneraient les décisions ou, éventuellement, révoqueraient le mauvais gestionnaire ou condamneraient son écart de conduite.

lundi 25 décembre 2017

Le comportement des politiciens est l’un des principaux problèmes que la société d’aujourd’hui n’arrive pas à résoudre. Comment est-il possible qu'ils soient aussi mauvais ? aussi corrompus ? aussi insensibles aux souffrances du peuple, à ses souhaits, à ses difficultés ?

C'est que le politicien a d'autres chats à fouetter. Il occupe une position particulière qui l'écarte décidément des préoccupations du peuple. Il vit dans les palais de la nation ; il fréquente les meilleurs hôtels ; il se déplace en voiture avec chauffeur ou en avion privé ; il jouit de la considération générale, de ses subordonnés comme des maîtres de la bourse ; il participe à des services de photos pour les journaux people ; il donne des interviews aux journalistes ; il discoure dans des meetings et à la télévision ; l'encens du pouvoir et des hommages lui embrume l'esprit.

Il évolue à des années lumière du peuple. On peut comparer sa condition sociale à celle des aristocrates de l'Ancien Régime dont les modes d'existence n'avait aucun rapport avec ceux du peuple, avec ceux des culs-terreux, comme ils aimaient à le souligner.

Le politicien n'a qu'une préoccupation. Elle l'occupe nuit et jour. Il travaille sans cesse à sa réélection. Pour cela, pour conserver tous ses avantages, il est prêt à tout. Et on le voit au quotidien.

lundi 18 décembre 2017

Les juifs n’ont même pas la décence de jouir de leur pouvoir discrètement. Ils en font étalage. Leurs sempiternelles et quotidiennes célébrations de leurs malheurs sont annoncées à coups de cymbales. Les repentances sont répétées incessamment, honteuses et humiliantes pour la France, scandaleuses et infâmes, réitérées et rabâchées, pour culpabiliser les français, pour les avilir et les rendre méprisables au regard du peuple des juifs, grand et magnanime devant la lâcheté et la trahison.

Décidément, les juifs sont inhumains dans les deux sens du terme : ils appartiendraient à une autre espèce, supérieure, et ils sont impitoyables, insensibles.

Deux communautés étrangères ont pour ambition de conquérir le monde.

Les juifs utilisent l’infiltration, la subversion, l’argent et la corruption, la destruction systématiques des cultures des pays qu’ils contaminent pour les affaiblir. Ils s’emparent alors des institutions et confisquent le pouvoir. Ils utilisent les mêmes procédés dans tous les pays où ils sont présents et, ainsi, de proche en proche, ils étendent encore et toujours leur domination. La France est déjà tombée dans leur escarcelle et, maintenant, c’est le tour de l’Union européenne tout entière à basculer dans la soumission. Bientôt, les libertés d’autres pays seront rognées de la même façon, victimes de l’hyperorexie morbide propre à la culture de cette communauté.

Les musulmans ont la même aspiration au despotisme, mais ils utilisent d’autres moyens. Le Coran et la Charia sont les socles sur lesquels ils bâtiront leur monocratie théocratique. Le passé porte témoignage de la force brute qu’ils utilisent pour arriver à leurs fins. Nul doute qu’ils veulent plonger l’humanité dans un bain de sang pour la régénérer et établir leur califat universel. La France est sur le point d’être mise au carcan car rien n’est entrepris pour endiguer la montée de ce péril.

Il serait illusoire de croire que l’une ou l’autre de ces communautés renoncera à son projet de conquérir le plus beau pays du monde et d’anéantir la culture française.

Tout est-il donc perdu ?

Dans un avenir peut-être pas si lointain, après la guerre des mondes, après l’annihilation réciproque des doctrinaires fous et furieux, dans le désert gaulois, des fouineurs retourneront des pierres et quelques ruines à la recherche de la fosse où gît la civilisation française.

Mais la France profonde n’est pas encore vaincue. Dans l’épreuve, elle a toujours su secouer ses chaînes.

Aucun gouvernement ne viendra à son secours. Les pouvoirs en France sont subjugués par l’ennemi. Les collabos fascistes, les traîtres, les gestapos, les Kommandanturs et les Volksgerichtshofts suppriment les libertés, condamnent et emprisonnent les résistants. Leurs sbires font la chasse aux réfractaires. La peur et l’angoisse paralysent la population. On se cache pour parler ; on hésite même avant de penser.

La France ne trouvera son salut que dans la révolution.

L’organisation de la France révolutionnaire pourrait s’appeler le FLN.

Le FLN aura pour but de relever la culture française pantelante, de reconquérir la liberté et de bouter les occupants, juifs et musulmans, hors de France.

Il faut fermer les mosquées, les synagogues, les écoles et autres établissements confessionnels.

Il faut un statut des étrangers. Ceux-ci ne peuvent être candidats aux élections ; ils n’ont pas de droit de vote ; ils ne peuvent pas manifester ; ils ne peuvent participer à des tirages au sort ni être membres de jurys populaires ; ils ne peuvent être fonctionnaires.

Il faut interdire l’abattage halal et cacher, les repas halal et cacher dans les cantines, l’excision et la circoncision, le regroupement familial, les prières de rues, la discrimination sexuelle dans les piscines ou ailleurs, les salles de prières dans les entreprises.

Il faut supprimer les privilèges, les coutumes et traditions autres que françaises, comme les voiles, les djellabas ou les kippas.

Le peuple en révolution passe outre aux lois, règlements, traités, accords, quels qu’ils soient.

De haut en bas de l’échelle des pouvoirs, les faux-nez dissimulés partout, juifs, musulmans et collabos s’opposeront de toutes leurs forces à la révolution. Ils mobiliseront leurs polices et leurs supplétifs, leurs mouchards et leurs voyous pour traquer les résistants, les F.F.I., les maquisards, les partisans, le peuple de France qui les harcèleront de toutes les manières, par le sabotage et l’intimidation s’il y échet, par la terreur s’il le faut.

La France est à nous !

Soyons dignes de nos ancêtres, soyons fiers de notre legs à nos enfants !

Sachons vaincre ou sachons périr !

lundi 11 décembre 2017

En voilà assez !

"Il faut toujours savoir tirer l’épée !".

En voilà assez du gouvernement autocratique judéen et de la colonisation musulmane !

La France doit reconquérir son âme et se débarrasser des envahisseurs juifs et musulmans. Il faut les expulser. Ces occupants profiteurs et exploiteurs, prévaricateurs et prébendiers, trafiquants et accapareurs, concussionnaires et déprédateurs, voleurs et assassins, gestapistes et espions, argousins aubains et roussins étrangers, rastaquouères et mercantis de tous poils, doivent disparaître de l’horizon français.

À l’instar des espagnols de la Renaissance et leur "Reconquista", les français doivent reconquérir la France et expulser les juifs et les musulmans.

Le chœur des juifs est dans toutes les oreilles. Ils nous chantent sur tous les tons : "Israël ! Notre patrie !"

Hé bien, qu’ils y retournent !

Mais, en proclamant que leur patrie est Israël, les juifs reconnaissent ainsi et clairement qu’ils ne sont pas français. Ils sont donc bel et bien des occupants en France et ils n’ont aucun droit à y exercer un pouvoir quel qu’il soit.

Comme le corps des États-Unis est formé des cinquante États de l’Union, mais que le cerveau est Israël, le cinquante-et-unième État, les juifs pourraient être expulsés soit vers Israël, soit vers l’un quelconque des cinquante autres États des États-Unis. Ils y seraient comme en Israël puisque plus de 80 pour cent des américains sont circoncis. Quoi qu’ils en disent, de nombreux juifs pourraient être réticents à regagner Israël, ce pays béni de Yahvé, cette Terre promise où ruissellent le lait et le miel, mais néanmoins semi-désertique, caillouteuse, aréique.

La circoncision est toujours un acte de soumission à une religion, et rien d’autre. Il s’agit d’une mutilation sans cause légitime, interdite en France tout comme l’excision, mais imposée de longue date par le pouvoir juif.

Les américains sont détestés dans le monde entier à l’égal des juifs dont ils sont la duplication. Eux aussi veulent exercer le pouvoir partout en profitant de leur force, le prurit des juifs.

L’Europe et la France ne sont ni juives ni musulmanes. Juifs et musulmans y sont des étrangers.

La France est laïque. Sa morale est une synthèse des modèles grec, romain et chrétien. Profondément marquée par le catholicisme au cours de mille années d’une autocratie sourcilleuse, la France s’en est heureusement libérée d’autant plus que, de son côté, la religion catholique a perdu tout son pouvoir de nuisance depuis le concile Vatican II où, reniant son passé millénaire, elle s’est abîmée dans un pseudo-socialo-marxisme mal digéré dont le miserere lui barbouille l’estomac et la raison, faisant fuir ses fidèles et ses prêtres météorisés pour aboutir finalement à élire un pape bolchevik. Le catholicisme n’est plus un danger pour la France ni pour personne.

On disait à Rome : il faut suivre les coutumes de Rome. En France, il faut suivre les coutumes de la France. Les musulmans en particulier veulent imposer leurs coutumes aux français. Le voile dont leurs femmes sont harnachées sont des provocations. Cela signifie que les musulmans sont chez eux en France et que les français n’y sont plus que tolérés, qu’ils sont devenus des espèces de zonards avant, -pourquoi pas ?- d’être expulsés ou simplement corrigés s’ils ne filent pas doux. Le message est de plus en plus clair. La riposte ne doit pas l’être moins. Tous ces musulmans arrogants et profiteurs doivent être expulsés. Une fois pour toutes, ils doivent comprendre qu’ils sont des étrangers en France et qu’ils ne sont plus les bienvenus depuis qu’ils se conduisent comme des conquérants. Ils se rêvent en maîtres dans les vapeurs de leur picrate halal. Mais le rêve passe et il y a loin de la coupe aux lèvres.

Le multiculturalisme n’existe pas. Lorsque plusieurs cultures sont en concurrence dans un pays, elles sont antagonistes et la plus forte l’emporte. Les autres lui sont soumises. C’est une loi universelle. En France, trois cultures s’affrontent : la culture française, la culture juive et la culture musulmane. La culture française l’emportera finalement en dépit du pouvoir juif cosmopolite, de ses polices, de ses tribunaux, de ses gestapos, de ses collabos et des traîtres, en dépit des privilèges conquis par les musulmans, malgré leur nombre, leurs soutiens, leur fanatisme et des traîtres. La culture française prévaudra nécessairement, fût-ce au prix d’une guerre civile.

Il n’y a pas de vivre ensemble ; chacun veut vivre entre-soi.

L’angélisme est une des tares séniles des bobos. Cette urticaire irritante ne leur laisse aucun repos. Ils veulent sans cesse entraîner les autres dans le vice qui les démangent.

En France, les pauvres sont de plus en plus pauvres, les migrants musulmans profiteurs de plus en plus riches. La religion musulmane n’est pas compatible avec la laïcité ni avec aucune autre religion. Les musulmans ne reconnaissent que la charia et aucune des lois du pays qu’ils ont choisi de coloniser.

mardi 5 décembre 2017

Il faut toujours, toujours, avoir à l’esprit que les juifs ne s’intègrent jamais, jamais.

Les juifs formeraient un peuple original ; ils ne s’assimilent jamais nulle part. Ce sont des étrangers partout et toujours. Les juifs errent de pays en pays. Ils sont partout chez eux car ils se retrouvent entre eux partout, sans se mélanger, en restant dans leur eccéité. Les juifs sont entre eux comme le sang est au moustique, comme le champignon est à la bombe, comme le péché est au damné, comme l’argent est au corrompu. C’est le résultat de leur culture propre. Celle-ci les entraîne à croire que le mépris dont ils sont entourés, que l’aversion planétaire dont ils sont accablés, ne serait qu’un effet de la jalousie qu’inspire leur supériorité.

Si la fraternité et la réconciliation sont des notions inconnues des juifs, leur trait le plus spécifique, celui qui les singularise par dessus tout, alors que Martin Luther croyait avoir sondé leur fond en découvrant leur propension irréfrénable au mensonge, leur anormalité la plus détestable, celle à laquelle ils sont redevables de leur exécration universelle, est leur pulsion malsaine à humilier ceux qui ne sont pas de leur race.

Depuis soixante-dix ans, les juifs adorent leur Veau d’Or : la Shoah, dont ils touchent les royalties et exploitent les retombées jusqu’à la dernière goutte. Le XXe siècle s’est singularisé par ses massacres. On estime que ceux-ci ont coûté la vie à plus d’une centaine de millions de malheureux. Les juifs ne retiennent que la persécution dont ils ont été la cible pendant la deuxième guerre mondiale. C’est cohérent dès lors qu’ils en ont été les principales victimes mais non les seules comme chacun sait. C’est cependant incorrect à l’égard des innombrables autres victimes que de tenter d’effacer toutes les turpitudes et autres abjections du XXe siècle pour ne retenir que ce seul épisode et vouloir, circonstance aggravante rejoignant l’imposture, l’imposer à la France et au monde comme l’événement le plus important de l’Histoire. L’odyssée humaine et ses hauts faits sont repoussés dans l’ombre de leur Shoah.

Après s’être infiltrés partout en France, surtout dans la seconde moitié du XXe siècle, les juifs ont petit à petit conquis les différentes bastides financières, économiques, sociales, politiques, avant de s’emparer des clés du pouvoir et d’amariner le noir esquif de l’État. Du coup, de quinquennat en quinquennat, les présidents successifs ont dû se prêter à d’amères bouffonneries, à des arlequinades indignes. Au nom de la France, ils ont reconnu des crimes qu’elle n’avait pas commis. Ils ont piétiné leur honneur et celui de la France dans de honteuses et humiliantes "repentances" exigées par le pouvoir juif exultant.

Mais ce n’est pas suffisant, ce ne sera jamais suffisant.

Le projet des juifs est encore plus noir que leur caviar.

Il faut célébrer la Shoah en France. Il faut que la France prenne conscience de son indignité, qu’elle soit humiliée encore et encore. Il faut que, jusqu’au plus petit village, à côté des célébrations au monument aux morts pour la patrie, un mémorial de la Shoah soit prononcé afin que nul n’en ignore et n’oublie jamais, jamais.

Ainsi, lentement, goutte à goutte, jour après jour, depuis la petite école, à travers l’ensemble des médias, par le livre, le cinéma, l’Internet et les autres moyens de diffusion dans le public, la Shoah creusera son ornière en profondeur, tant et si bien qu’elle fera partie de la conscience des français. On trouvera bientôt naturel de se lamenter avec les juifs, de gémir avec eux, de se couvrir la tête de cendres au souvenir de crimes que nos aïeux n’ont pas commis mais dont la France doit supporter la malédiction.

Les juifs veulent inséminer la culture française et inclure dans son génome ce caractère juif essentiel qu’est la Shoah. Ce métissage est un crime. La culture française ne serait plus la culture française.

La France profonde doit mettre fin aux menées de ces envahisseurs étrangers ; elle doit s’armer pour résister aux gestapos juives et les anéantir, pour abroger leurs lois mémorielles scélérates et pour combattre la politique cosmopolite fatale de dissolution de la France dans l’Europe d’abord, dans l’œcuménicité juive ensuite.

Seules les personnes de culture française sont chez elles en France ; elles sont, par nature, de nationalité française. Toutes les autres personnes sont des étrangers. Mais les cosmopolites et les collabos au gouvernement ont galvaudé la nationalité française et, sciemment, pour se conformer à leur politique délétère d’hybridation, ils l’ont jetée au vent comme des confettis un jour de carnaval. C’est ainsi que de nombreux allochtones, juifs et musulmans mais aussi beaucoup d’autres personnes d’origines diverses, ont reçu la nationalité française sans l’avoir demandée et alors même qu’ils l’auraient refusée s’ils l’avaient pu.

Mais la destruction programmée de la culture française pour permettre sa manipulation et sa sujétion à un pouvoir cosmopolite ne se fait pas sans regimbement. Tout n’est peut-être pas perdu.

Le cosmopolitisme européen, branche de l’internationale juive, en s’acharnant à marginaliser les cultures nationales, a créé de virulentes oppositions régionales. Il n’y a pas de culture européenne en dépit des efforts des mondialistes. C’est pourquoi les régions se dressent partout contre les tentatives de désagrégation auxquelles elles sont sans cesse confrontées et qu’elles ressentent justement comme des agressions.

Les attaques contre la culture française par les juifs, les musulmans et les collabos, sont des crimes contre l’humanité. Elles s’apparentent à des tentatives de génocide et d’extermination de populations à travers leurs cultures. Elles seraient passibles des peines les plus lourdes selon la jurisprudence de Nuremberg.

Les juifs sont les maîtres en France. Ils ont tant et si bien fait qu’ils en sont arrivés à maintenir le peuple français sous leur coupe voire sous leurs coups.

Voltaire : "Pour savoir qui vous dirige vraiment, il suffit de regarder ceux que vous ne pouvez pas critiquer".

Les juifs sont tellement sûrs d’eux-mêmes, de leur supériorité, qu’il leur semble naturel, qu’il va de soi, que le pouvoir leur revienne. La nature même de leur race les rend aptes et idoines à exercer le pouvoir. Les peuples qu’ils dominent ne sont-ils pas plus heureux sous leurs lois que sous le joug de leurs semblables ?

lundi 27 novembre 2017

La création de l’Europe des six en 1951 a donné l’occasion aux cosmopolites de faire bonne chasse. Ils ont garni leur gibecière, déjà bien rebondie, des pays qui allaient mettre en commun une partie réduite mais significative de leur souveraineté, premier embryon d’un organisme plus important promis à des développements ultérieurs et, conséquemment, engavé de nouveaux abandons de liberté.

Au fil du temps, le groupe des six attirèrent à eux d’autres pays. Ils formèrent, ensemble, l’Union Européenne, un conglomérat de 28 États. Ceux-ci abandonnèrent une partie de leur essence propre, principalement culturelle, à un pouvoir supranational en échange d’avantages économiques.

Cette grande zone de libre échange apparaissait comme prometteuse à tous les participants. L’Europe et ses 500 millions d’habitants pouvait prendre rang dans la compétition commerciale mondiale où des géants s’imposaient aux pays de moindres dimensions dont l’influence était réduite.

Mais les cosmopolites veillaient. Sous les prétextes les plus creux et inconsistants, ils cherchèrent et réussirent à toujours augmenter les pouvoirs dévolus à l’Europe au détriments des pays qui la constituaient.

La Commission prit bientôt une importance démesurée, grignotant petit à petit les pouvoirs des États. Ceux-ci, après avoir abandonné quelques prérogatives pour permettre le bon fonctionnement de l’institution, durent céder de plus en plus de leur substance médullaire au point que, sur bien des sujets, ils furent dépouillés jusqu’à l’os. L’Union européenne se conduisit bientôt comme un État, émettant quantités de directives impératives, contrôlant méticuleusement leur application, pinaillant, accusant et contraignant.

L’Union établit aussi quantités d’institutions aux adventices incoercibles ; elle embaucha des dizaines de milliers de fonctionnaires et même créa de toutes pièces un parlement pléthorique tout à fait inutile et superfétatoire, voie de garage pour politiciens au rencart, dont les centaines de députés oiseux et fainéants jouissent de privilèges exorbitants et de rémunérations indécentes.

Là où valse les milliards croît et prospère toujours la corruption. Entourée de lobbys bourdonnants comme des nuées de mouches invasives se pendant à ses basques, l’Union européenne est un breuil où prospèrent toutes les turpitudes qu’attirent les excès d’argent et de pouvoir.

Aiguillonnée par les cosmopolites, la Commission voudrait harmoniser la fiscalité dans l’Union. Ce serait franchir un pas décisif vers le démantèlement des cultures des différents États car la fiscalité est comme l’épine dorsale qui tient ensemble les différentes parties du corps social. Cette prétention a réveillé les nations. Le danger de disparaître dans l’Union européenne et de perdre son âme a remué les peuples jusque dans leurs fondements. Ils cherchent à présent leur salut dans l’affirmation de leur personnalité car la culture des États s’effiloche sous les multiples directives de l’Union. En réaction, les régionalismes se dressent et protestent contre ce qu’ils ressentent comme une agression.

L’Union européenne voulait dissoudre les cultures des États membres dans son giron. Elle était convaincue qu’elles se laisseraient gober sans résister ni combattre et qu’elle les amalgamerait sans difficulté, qu’elle en ferait une pseudo-culture européenne sans consistance dans laquelle personne ne se reconnaît, et que ce salmigondis ni chair ni poisson serait facilement subjugué. La révolte des peuples a montré que les cultures doivent être respectées, qu’on peut les associer, les juxtaposer, les relier les unes aux autres, mais jamais les dissoudre les unes dans les autres.

Le réveil des nations sera le grand échec de l’Union européenne. Ce sera le naufrage de ses hautes ambitions mais aussi, et surtout, celui des cosmopolites. Cependant, butés et teigneux, ils n’ont sans doute pas dit leur dernier mot.

lundi 20 novembre 2017

Dans les banlieues abandonnées à la charia des imams salafistes, il faut être du sérail pour pouvoir y pénétrer comme jadis dans la cour des Miracles. Nul français autochtone ne tente l’aventure ni même les policiers car la chasse est gardée et enfreindre l’interdit relève de l’inconscience ou de la provocation.

La jeunesse désœuvrée bat sa flemme sur les trottoirs, à l’aguet d’un chapardage ou d’un mauvais coup moins innocent mais plus rentable. On fume un joint et on vend la came au grand jour. La petite guerre des bandes entretient la forme même quand elle dégénère en coups de couteau ou de feu. Ces adolescents et jeunes adultes sont raboteux, presque analphabètes et prêts à tout. Lors d’expéditions en dehors de leurs territoires pour dévaliser ou estourbir l’un ou l’autre infidèle, ces maladroits se font souvent prendre la main dans le sac et leur casier judiciaire s’allonge et s’embroussaille. Les juges se montrent cependant compréhensifs et gentillets envers ceux qu’ils regardent comme des chiens perdus sans collier, comme des victimes d’une société ingrate et injuste. Il n’en reste pas moins que ces gibiers de potence sont une plaie, qu’ils encombrent les prisons et que leurs séjours derrière les barreaux enrichissent leur pedigree et les valorisent auprès de leurs acolytes.

Les grands frères islamistes en burnous surveillent cette petite société et rameutent à la mosquée, éventuellement à coups de gourdins et sans trop regarder à la qualité, les petites frappes et autres voyous. Les prêches enflammés des imams entretiendront et exalteront en eux la haine de la France et de tout ce qu’ils réprouvent. Les plus malléables entendront dans la prière l’appel vers la rédemption. Ils voudront combattre et mourir pour leur foi. Certains partiront et disparaîtront au loin dans la fureur des combats tandis que d’autres trouveront en France l’assouvissement de leur animadversion en répandant le sang d’innocents, en massacrant sans distinction hommes, femmes et enfants avant de périr eux-mêmes dans leurs attentats.

Ces nouveaux haschischins, ces égorgeurs lâches et méprisables, ont déjà assassiné plusieurs centaines de personnes.

S’il n’y avait pas de musulmans en France, il n’y aurait pas d’attentats. Tous ces gens-là doivent partir.

Ils viennent jusque dans vos bras égorger vos fils, vos compagnes !

Et la France, le gouvernement, tous pouvoirs confondus, amorphe et transie, ne fait rien.

Alors que le monde musulman fait la guerre et avance ses bataillons, alors qu’il conquiert de plus en plus de terrain par la peur qu’il inspire et l’audace de ses offensives, la France répond par des demi-mesures, des bouts de lois, des discours, des exhortations, des appels à la paix et à la fraternité, des timidités et des souleurs indignent d’elle.

La France recule et s’avilit dans la décadence. Elle peut encore se ressaisir, reprendre l’initiative et dérouter l’ennemi mais il n’est plus temps de tergiverser. Il faut combattre et vaincre.

Les agresseurs sont des étrangers puisqu’ils ne sont pas de culture française.

Les musulmans doivent se soumettre à la culture française ou partir.

Tous les fauteurs de trouble, les salafistes et leurs mentors, les délinquants et dévoyés, les prêcheurs et pontifiants, les suspectés et autres présumés, tous ces colonisateurs, tous ces forcenés le couteau entre les dents et la haine au cœur, tous ces asociaux doivent prendre le chemin des frontières et être expulsés sans aucun égard. Cela aurait dû être accompli depuis longtemps et cela tarde encore sans raison apparente sinon une faiblesse coupable. Que ces nuisibles soient mille ou un million ou plus encore, peu importe, il y va de la culture française.

Comme l’ennemi musulman cultive les accointances et le secret, qu’il se dissimule pour frapper, qu’il redouble de ruses pour multiplier les victimes dans ses odieux attentats, il faut simplement constater que le pouvoir en France est impuissant à juguler la menace. Il engloutit des milliards en opérations spectaculaires pour rassurer la population. Il l’effraie encore plus. Tout le monde est sur les dents. Chacun croit voir un djihadiste dans toutes les ombres. La police éradique une menace ici, elle resurgit là-bas. Et tout est à recommencer. On ne parvient jamais à détruire la racine.

La recette existe et elle est éprouvée. Elle est efficace et a fait ses preuves : les barbouzes. Il s’agit d’une police simplement débarrassée de la chape de cette administration tatillonne, brouillonne et incompétente, peuplée de ganaches au discours ampoulés, aussi tire-au-flanc que nullissimes. On a reconnu la Justice, flambarde et prétentiarde.

Les barbouzes sont indépendants de la justice ; ils reçoivent des informations et des fonds du ministère de l’Intérieur ; ils procèdent à leurs propres enquêtes, surveillances et contrôles ; ils ont leurs fichiers et leurs suspects ; ils interrogent les nervis islamites, leurs fauteurs et leurs mandants ; ils remontent les filières jusqu’au sommet et terrorisent ceux qu’ils chassent et qu’ils piègent. Ces spécialistes sont capables d’étrangler une poule sans qu’elle caquette. Les barbouzes sont discrets et efficaces. Leur mission est des plus simples : éliminer la menace.

La France dispose donc d’un moyen radical pour anéantir le complot djihadiste, ses ramifications et ses complices où qu'ils se trouvent, et en finir avec les attentats en France.

Mais le pouvoir cosmopolite et collabo veut-il en finir avec les attentats ? La transformation de la société et la disparition de la culture française ne seraient pas réalisables dans une France pacifiée.

La poursuite de la colonisation musulmane et de ses odieux procédés va donc se poursuivre.

lundi 13 novembre 2017

Les beaux phraseurs, angéliques et collabos confondus, discourent à perdre haleine sur le droit d’asile que tous les migrants pourraient invoquer pour justifier leur invasion et leur installation en France. C’est aller un peu trop vite en besogne et, dans ce cas comme dans bien d’autres du même genre, le dérapage intellectuel est incontrôlé et l’accident inévitable. Le simple particulier, poursuivi dans son pays pour ses opinions, a droit à l’asile mais il ne pourrait prétendre au bénéfice de cette protection simplement parce que le régime politique de son pays n’est pas ce qu’il souhaite ou parce que le développement économique est insuffisant ou parce que les droits sociaux sont limités ou parce qu’il considère que ceci ou cela le dessert ou le gêne. À ce compte là, n’importe qui venant de n’importe où pourrait prétendre bénéficier du droit d’asile et s’installer confortablement dans le pays de son choix, là où son sentiment lui indiquerait qu’il pourrait en retirer les commodités les meilleures.

En regardant simplement le monde en dehors de l’Occident, n’importe qui peut prétendre bénéficier du droit d’asile puisque presque tous les régimes politiques sont très différents de ceux de la sphère occidentale et qu’ils pourraient être jugés comme non respectueux des droits élémentaires tels qu’ils sont compris en Europe. Cela ferait des centaines de millions de personnes éligibles au droit d’asile si l’on en croit nos angéliques et collabos. Mais on peut encore aller plus loin. Comment croire que les pays occidentaux sont des pays libres lorsque l’on observe les pratiques en vigueur partout, lorsqu’on hisse sur le pavois cette démocrassie autoritaire qui donne un pouvoir illégitime et discrétionnaire pour cinq ans à des charlatans, à des clowns aussi grotesques qu’effrayants, à des bonimenteurs bornés, incultes, jouisseurs, incompétents et corrompus dont le but n’est nullement de servir le peuple mais de jouir d’un pouvoir quasi absolu, de se remplir les poches et la bedaine, sans oublier le cuissage dont ils sont très amateurs. À ce train là, tout un chacun, d’où qu’il vienne est un migrant politique pouvant revendiquer le bénéfice du droit d’asile.

La perméabilité du pouvoir aux élucubrations des bobos a quelque chose de psychédélique. À moins que les bobos ne soient infectés par le crachat d’une langue de vipère et que leurs théories fumeuses leur soient soufflées par plus retors qu’eux, on est stupéfiés qu’un aussi petit nombre de personnes d’un abord si médiocre aient un pouvoir de nuisance aussi élevé. Leur opinion fait prime contre celle de l’ensemble du peuple. Le gouvernement comme les autres pouvoirs semblent paralysés et comme hypnotisés au point que, dans un esprit de vertige, les divagations de ces parasites déterminent la politique du pays. Que les bobos jugent que tous les migrants d’où qu’ils viennent et quel que soit leur nombre doivent être accueillis avec tous les égards possibles et que tout soit fait pour les intégrer dans la société française est une aberration criminelle. Ce non-sens est repris cependant par tous les pouvoirs politiques en France.

La conclusion est nette et malheureusement peu réjouissante. L’afflux des migrants musulmans profiteurs répond à une politique mise en place par les cosmopolites et leurs affidés collabos pour désagréger la culture française et faire de la France un protectorat judéen.

La mise en place d’un obstacle dirimant à l’invasion des migrants musulmans profiteurs serait cependant d’une simplicité parfaite.

Toute personne, ne disposant pas d’un justificatif lui permettant de se déplacer et de séjourner en France, serait dirigée vers un centre d’accueil équipé pour la prendre en charge.

Le quidam laisserait sa religion à l’entrée du centre d’accueil fermé, -car la France n’est pas un pays musulman,- et ses affaires personnelles au vestiaire pour éviter qu’il ne soit dépouillé par les autres migrants hébergés ; il recevrait un lit dans un dortoir et une place au réfectoire ; il serait soigné, disposerait de l’hygiène nécessaire, d’un confort suffisant, de l’accès à une bibliothèque de livres français pour passer le temps agréablement et en sécurité.

Des représentants d’associations humanitaires ou religieuses ne seraient pas autorisés à pénétrer dans le centre d’accueil fermé car, dans ce contexte et comme souvent, ces disputailleurs seraient sources de désordres.

Il ne manquerait que la liberté aux résidents car ils ne pourraient quitter le centre d’accueil fermé que pour regagner leur pays.

Ce dispositif très simple mettrait en échec tout le processus élaboré par les passeurs et leurs complices, les cosmopolites et les collabos en tous genres qui se concertent en France. Le migrant n’aurait plus aucune raison de franchir la frontière car il ne pourrait plus pratiquer sa religion ni bénéficier des avantages ni des soutiens que les mille feux du kaléidoscope des illusions lui avait fait accroire.

Lorsque ces mesures auront fait l’objet de la publicité la plus large et qu’elles auront été propagées dans tous les azimuts, les populations migrantes seront informées exactement des détriments qu’elles rencontreront en débarquant dans un pays comme la France. Et elles ne viendront plus.

Et les centres d’accueil fermés dépériront et dispraîtront d’eux-mêmes, faute de migrants.

Mais tout ceci est trop simple et trop facile. Les organisateurs du dépérissement de la culture française n’en veulent absolument pas. Il faut au contraire compliquer la tâche des résistants qui voudraient limiter et tarir la source du déferlement des migrants musulmans profiteurs. Les délirants comploteurs de l’effacement de la culture française donnent aux migrants le pain que les pauvres français n’ont pas, les logements qui manquent aux vieux français démunis et les allocations dont les nécessiteux français sont privés. Et les migrants prospèrent et traficotent. Et les français dépouillés les voient passer au volant de belles voitures en compagnie de leurs ménesses.

lundi 6 novembre 2017

Si l'immigration massive de musulmans profiteurs doit être permise, tolérée ou facilitée, alors la nation n'a plus de sens ni le territoire non plus. N'importe qui pourrait aller et venir n'importe où, apporter et imposer sa culture, sa religion, ses coutumes, ses produits, sa langue et ses mœurs, profiter, exploiter, se servir, bénéficier, abuser, spolier, selon ses lois et ses règles propres.

Le monde ne serait plus divisé en nations grandes et petites, rassemblées sur des territoires reconnus, mais les plus nombreux et les plus forts imposeraient leurs façons, qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs, qu'ils soient civilisés ou sauvages, qu'ils soient venus de loin ou des alentours.

On ne serait plus maître en sa maison, en son chez-soi. On ne pourrait plus vivre avec ses semblables.

Dans le passé, de puissants empires ont conquis et intégrés sous leur joug des nations plus petites incapables de leur résister. Les cultures des vaincus ont été défaites et lorsque, par hasard, il en subsiste des traces et des ruines, témoins déchus de leur splendeur passée, elles sont regardées avec une certaine nostalgie, parfois avec admiration et parfois comme des curiosités. Mais elles ne sont plus ; elles se sont enfouies, dissoutes, néantisées dans le révolu.

Actuellement, c’est surtout par la séduction des idéologies ou leur violence que de grands pays tentent de subjuguer leurs voisins lorsqu’il ne peuvent ou ne veulent pas utiliser la force pour les soumettre. Déjà, avant de s’effondrer, le catholicisme avait tenté pendant mille ans de submerger les consciences et d’exercer par ce biais un pouvoir sans partage. Il n’y a guère, l’Union Soviétique a utilisé le marxisme pour étendre son emprise sur le monde. Aujourd’hui, en souvenir de son passé aussi brillant qu’effrayant, forte de son poids économique, politique et démographique, la Chine a une volonté de domination évidente dont l’arrogance n’est pas la plus petite eccéité ; mais d’autres puissances ne font pas mystère de leurs ambitions planétaires comme, d’abord et avant tout, les juifs américains et les musulmans.

Pour conquérir le pays où ils se trouvent, les juifs doivent détruire l’opposition, le sentiment identitaire, la cohésion de la population et, pour tout dire, la culture nationale. Le champ sera alors libre pour l’exercice du pouvoir cosmopolite en relation avec les autres pays, eux aussi réduits à la servitude par les mêmes moyens. Il ne restera plus qu’à les convertir comme le sont déjà les États-Unis et bientôt la France.

La culture française est en butte à une guerre d’usure de la part du cosmopolitisme juif et de l’idéologie musulmane dont les procédés agressifs joints à la passivité française ne laisse apparemment aucun doute quant au sort final de la confrontation. Sans un sursaut salutaire, sans un soulèvement des résistants contre l’étranger et les collabos, sans un réveil des consciences, c’en est fait de la culture française. Rien alors ne pourra brider les ambitions des envahisseurs qui occupent la France et la rongent de toutes parts.

Alors que la masse des migrants musulmans profiteurs continue de se répandre sur la France, les autorités politiques cosmopolites et collabos persistent à les appeler à grands cris en mettant à leur disposition tous ce qu’ils omettent de donner à la population française démunie.

Mais cela ne suffit pas. Il faut accélérer l’islamisation de la France et réduire encore l’empreinte de la culture française dont le dynamisme reste un obstacle à l’avènement d’une Europe cosmopolite. C’est pourquoi les migrants musulmans profiteurs, une fois installés dans le cocon français, sont autorisés à regrouper leur famille en France et à faire venir auprès d’eux leurs femmes et enfants, leurs oncles et tantes, leurs cousins et cousines, leurs voisins et autres proches qui seront à leur tour les bénéficiaires de la manne sociale française.

Forte de son nombre, la communauté musulmane s’est organisée. Elle a ouvert des milliers de mosquées où les fidèles viennent entendre que, par précellence, le Coran est la seule loi des musulmans. De proche en proche, des revendications se sont faites jour, des privilèges ont été revendiqués, des passe-droits de plus en plus nombreux et dérogatoires ont été sollicités des autorités. Celles-ci ont compris, concédé, complu, exempté, puis largué, abandonné, lâché la bride et accédé à tout et même au pire, par calcul, par tactique ; pour favoriser la culture musulmane et étrangler un peu plus la culture française. Tout est passé facilement. Les franco-français n’ont même pas renaclé. Ils ont un peu honte d’être poltron ; ils ont la venette ; ils ont tout accepté sans répugner : les prières dans les rues, les repas halal dans les cantines des écoles et des entreprises, la révision des cours d’histoire, les heures de baignade réservées aux femmes dans les piscines, une salle de prière dans les entreprises, les soins dans les hôpitaux dispensés aux femmes musulmanes seulement par des médecins femmes, les abattoirs halal, les excisions et circoncisions alors que les mutilations volontaires sont interdites, le sacrifice cruel des moutons lors de l’Aïd sans compter le reste et en attendant la suite comme l’ouverture de tribunaux musulmans pour appliquer la charia.

Des quartiers entiers des villes sont désormais accaparés par les musulmans où ils exercent leur propre police religieuse et où nul ne peut pénétrer sans risque. Le territoire change de main. Les femmes voilées se rencontrent en grand nombre. Le message qu’elles adressent aux franco-français est clair : "Je suis chez moi ici, et toi, tu n’est plus chez toi."

En attendant, le flux des migrants musulmans profiteurs ne faiblit pas. Par terre et par mer, jour après jour, ils arrivent par milliers et milliers. Ils sont recueillis par des organisations de toutes sortes financées par les passeurs, puis poulottés par des angéliques aussi inconscients qu’imprudents et encouragés par les collabos dont l’industrie est l’exploitation des migrants par le verbe, l’écrit et l’image.

lundi 30 octobre 2017

Le Nouveau Testament a été rédigé par des hommes inspirés sans que Dieu lui-même leur tienne la main. Ces Écritures sont une traduction humaine du message divin. Elles peuvent faire l'objet de commentaires et d'interprétations multiples car les rédacteurs, lorsqu’ils ont mis en forme la parole du Très-Haut, n’en ont pas toujours saisi ni exprimé toute la profondeur. Et la Bible ne serait que le compendium d’une pensée infinie. C’est pourquoi, surtout depuis Vatican II, une foule d’adaptations sont venues corriger les textes sacrés de manière à les accorder aux vues des théologiens new age. La lecture littérale et traditionnelle en a été parfois modifiée pour conformer les recensions aux circonstances comme on l’a vu en particulier dans le cours de la seconde moitié du XXe siècle.

Ainsi, les paroles de l’Évangile : "Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants" ne peuvent plus être comprises comme une condamnation des juifs déicides. À la lumière du concile Vatican II, par un audacieux virage herméneutique, les savants jésuites ont découvert qu’il faut à présent entendre à peu près le contraire de ce qu'on lit dans le texte car, maintenant, il est inconvenant de dire du mal des juifs. Alors qu’ils étaient vilipendés et qualifiés de pervers depuis le VIIe siècle dans les prières du vendredi saint, les juifs sont aujourd’hui des modèles de vertu dont le pape lui-même fait l’éloge lors de ses déplacements dans les synagogues.

Il n'en va pas de même du Coran. Celui-ci serait la parole même de Dieu exprimée mot à mot en arabe, la langue sacrée choisie par lui entre toutes les autres. Le Coran serait tellement important qu'il serait incréé, qu'il existerait de toute éternité. Il serait antérieur à la création même. On imagine facilement que, pour le musulman, le Coran est de stricte observance. On ne peut pas en changer un mot ni supprimer ou ajouter même une hamza. Tous les musulmans croient tous en la parole du Coran ; il est impossible et même blasphématoire d'en interpréter le contenu.

Le Coran est largement expliqué par les imams afin que les fidèles restent dans le droit chemin et ne soient pas tenté de dévier de la ligne qu'il trace par des interprétations insidieuses ou des commentaires malveillants. Des mises en garde sont nécessaires car de telles escobarderies sont propagées par les infidèles pour écarter les croyants de la vérité dont le texte est la seule expression légitime.

La formation des fidèles musulmans est complétées par les hadiths, prescriptions visant à l'unité de la foi musulmane et à la juste et vraie lecture du Coran. Les hadiths se compteraient en centaines de milliers. Un musulman serait sans excuse s'il prétendait régler sa conduite et articuler sa conscience sur des convictions personnelles qui, inévitablement, seraient subreptices et obreptices.

Ainsi, les musulmans morts en combattant dans une guerre sainte vont directement au paradis sans attendre la résurrection et un jugement peut-être sévère. Tous les musulmans croient en cette vérité religieuse et ils le disent.

Questionnés sur le sort des djihadistes morts en combattant au Proche-Orient ou morts au cours d'attentats dirigés contre des infidèles, les musulmans sont unanimes : ils sont au paradis.

lundi 23 octobre 2017

Charles de Gaulle : "C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se séparent de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombay-les-deux-Eglises, mais Colombay-les-deux Mosquées !".

Le général reste une personnalité de poids pour de nombreuses personnes. Son prestige et sa réputation en France font références.

Le monde animal est d'abord divisé en espèces, et chaque espèce en races ou variétés. Il en va ainsi des chiens, des chats, des bovidés et de tous les êtres animés. On relève qu'il n'y a plus qu'une seule espèce humaine sur la planète. Celle-ci, comme toutes les autres espèces, se divise en races, avant de se subdiviser infiniment en sous-races et variétés.

Cette mise au point prend le contre-pied des affirmations des politiciens cosmopolites et collabos. Ceux-ci abominent le mot "race" parce qu'ils y voient erronément un concept d'inégalité et de hiérarchie alors que, selon leur système mondialiste de mélange des cultures, le vivre ensemble impose le syncrétisme interethnique. On est toujours étonné de rencontrer autant de bêtises. Mais tous les moyens, même les plus stupides, sont utilisés pour déblatérer contre la culture française.

En considérant les milliers de films tournés depuis l'invention des frères Lumière, et en sélectionnant ceux relatifs aux actualités en France entre le début du XXe siècle et 1970, date du décès du général de Gaulle, on y verra s'agiter des millions et des millions de Français. Ils étaient tous blancs. La France était peuplée essentiellement de blancs. On ne peut, sans mauvaise foi, reprocher au général d'avoir dit la vérité.

C'est seulement après la mort du général qu'une politique de peuplement musulmane a été mise en place en application des théories juives cosmopolites et tiers-mondistes à la mode dont l'influence persiste dans les milieux fossilisés des socialo-psycho-sociologues français. Il fallait métisser la France pour la faire choir de son piédestal colonial et la placer sous la botte des peuples qu'elle avait dominés autrefois. Aujourd'hui, c'est chose faite. Mais, pour parfaire cette grande œuvre humaniste, les idéologues branchés ont voulu anéantir ce qu’ils considéraient comme une insulte à leur intelligence : le mot "race". Ces quatre lettres leur arrachent la langue. Ça les travaille comme la marque du diable, comme la morsure du fer rouge dont les damnés sont brûlés, rongés, roustis. Pour s’en débarrasser, les expédients les plus cruches sont rameutés. Ces pierrots en nient l’existence, les rayent du vocabulaire et veulent même les bannir des dictionnaires.

Les bobos -dont la prétention est de dicter au peuple ce qu'il doit penser- croyaient être parvenus à leurs fins. La réalité les a rattrapés en dépit ou à cause du tintamarre qu'ils organisent depuis leurs relais politiques jusque dans l'ensemble des médias pour stigmatiser le mot "race" et plus particulièrement "race blanche".

Par ailleurs, le plus célèbre des ethnologues hexagonaux, dont la pensée a influencé nombre de philosophes français des plus renommés, a écrit un livre intitulé : "Race et Histoire". Va-t-on le placer à l’index expurgatoire et mettre au pilon les exemplaires des bibliothèques ?

A l'occasion des conflits au Proche-Orient, on est un peu surpris des déclarations péremptoires des politiciens. Ceux-ci savent tout parfaitement et sont de savants stratèges. Il viennent expliquer à la télévision combien ces affrontements sont difficiles à surmonter dès lors que l'Irak est peuplée d'Arabes et que l'Iran voisin est le pays des Perses, deux races antagonistes.